Apr 21 2015

Christos Chatziantoniou, directeur de recherche à l’Inserm, lauréat du Discovery Fast Track Challenge 2014, organisé par GlaxoSmithKline

Le Dr Christos Chatziantoniou, qui mène avec son équipe des travaux dans le domaine de l’insuffisance rénale chronique, figure parmi les 14 lauréats de cet appel à projets académiques international, conçu par le laboratoire pharmaceutique pour encourager la contribution de la recherche académique dans le développement de nouvelles thérapies.

Le 1er décembre, 2014, Paris, France – Les travaux de recherche du Dr Christos Chatziantoniou menés au sein de l’unité mixte de recherche Inserm/UPMC S1155 ont été sélectionnés dans le cadre du Discovery Fast Track Challenge 2014, organisé par GlaxoSmithKline (GSK), parmi 428 propositions émanant de 234 universités et organismes de recherche académique de 26 nationalités.

En tant que lauréat, le Dr Chatziantoniou sera amené à travailler avec les équipes de recherche de GSK au sein du programme DPAc et celles de la Molecular Discovery Research afin de tester ses hypothèses de travail et d’identifier des cibles thérapeutiques à l’aide de la collection de composés actifs de GSK. Les composés actifs ainsi identifiés pourraient alors former la base de programmes menant au développement de médicaments innovants contre l’insuffisance rénale chronique (IRC). La collaboration entre les équipes de l’Inserm et de GSK se portera sur l’identification et la validation de nouveaux traitements pour la thérapie de l’insuffisance rénale chronique, une pathologie qui affecte des millions de personnes dans le monde entier. Cette maladie se définit comme la perte progressive de la fonction rénale ; elle est associée à l’apparition de lésions inflammatoires et fibrotiques dans le rein. Le diabète, l’hypertension et le vieillissement sont les principales causes de l’IRC, et le seul traitement aujourd’hui contre la phase terminale de la maladie rénale sont la dialyse ou une transplantation rénale, faisant ainsi de cette pathologie l’une des maladies les plus coûteuses à traiter.

Le Dr Christos Chatziantoniou, diplômé de la Faculté de Chimie (université de Thessalonique, 1981), a obtenu un DEA en chimie organique (Université Paris VII, 1982), puis un doctorat en biochimie (Université Paris XI, 1987). Il a ensuite rejoint les équipes des Drs Gottschalk et Arendshors (Université de Caroline du Nord, Etats-Unis) en tant que post-doctorant puis en tant que chercheur associé en 1990. En 1993, il a obtenu une bourse du programme européen Young Investigator Return pour rejoindre l’unité Inserm U64 à l’hôpital Tenon, Paris (Prs Ardaillou et Ronco). En 2000, il devient directeur de recherche au sein de l’Inserm. Il est vice-président de la Commission scientifique spécialisée « Physiologie et Physiopathologie des Systèmes Cardiaque, Vasculaire, Pulmonaire, Néphrologique et Musculaire » à l’Inserm, membre du Comité de Direction de l’Ecole doctorale de Physiologie et Physiopathologie, Université Paris VI, et intervient en tant qu’évaluateur pour des divers programmes de financement de projets de recherche (Horizon 2020, ANR, FRS-FNRS, GSRT).
Au début de sa carrière, il s’est intéressé aux mécanismes de contrôle de l’hémodynamique rénale dans le développement de l’hypertension. Peu à peu il s’est orienté vers l’étude du système hormonal rénine-angiotensine et des mécanismes impliqués dans le développement de l’IRC, en se concentrant sur les médiateurs de la fibrose rénale. Son équipe a été parmi les premières à montrer que la fibrose rénale est une pathologie réversible et que, dans des modèles expérimentaux, la fonction rénale peut être restaurée. Actuellement ses recherches portent sur l’identification de nouveaux biomarqueurs afin de prédire la progression de la fonction rénale et de découvrir de nouvelles cibles pour le traitement de l’IRC.

« Concernant l’IRC, nous sommes face à la fois à de mauvaises et de bonnes nouvelles », commente le Dr Chatziantoniou. « La mauvaise nouvelle est que plus de 500 millions de personnes dans le monde souffrent d’une forme de maladie rénale et ce nombre va aller croissant en raison de la propagation du diabète et du vieillissement de la population mondiale. La bonne nouvelle est que, grâce à des approches technologiques innovantes, un certain nombre de nouvelles cibles thérapeutiques ont été récemment dentifiées, et qu’elles ont le potentiel d’être testées chez l’homme. Combiner les forces des laboratoires académiques à celles de partenaires industriels va certainement accélérer la mise à disposition dans un avenir proche d’une thérapie efficace contre l’IRC pour des millions de patients et de leurs familles. »

« Ce projet s’appuie sur l’interaction fructueuse que nous avons développée avec l’équipe DPAc de GSK. Nous sommes très fiers que ce projet prometteur ait été retenu », dit Augustin Godard, Membre du Directoire, Directeur Partenariats industriels, Inserm Transfert.

 « Nous pensons qu’il est véritablement bénéfique d’unir le meilleur du monde de l’université et de l’industrie afin de contribuer à faire avancer les idées innovantes pour la découverte de nouveaux médicaments. » déclare Duncan Holmes, responsable européen de la division DPAc. « Le programme Discovery Fast Track Challenge est conçu pour dévoiler les meilleures idées en matière de découverte collaborative de médicaments issues de tous les domaines thérapeutiques et de tous les continents. Nous sommes impatients de travailler aux côtés de chacun des vainqueurs afin de contribuer à identifier de nouveaux composés pharmacologiquement actifs de qualité pour leurs cibles, et de participer à une aventure de recherche visant à faire la différence. »