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Nouvelles cibles thérapeutiques pour les maladies rénales chroniques

Notre équipe contribue à élucider les mécanismes de progression des maladies rénales chroniques en identifiant, à l’échelle cellulaire et moléculaire, les étapes conduisant au développement de la fibrose vasculaire, glomérulaire et tubulo-interstitielle. En étudiant le phénotype, normal et pathologique, de cellules rénales, nous avons observé que la synthèse de nombreuses protéines, peu exprimées à l’âge adulte, était activée en réponse à une agression rénale et intervenait comme facteur d’aggravation des lésions tissulaires. Parmi ces protéines, nous nous sommes focalisés sur deux récepteurs membranaires et sur une protéine de la matrice, la périostine, capable de se lier aux intégrines. Le Récepteur à Domaine Discoïdine de type 1 ou DDR1 est un récepteur du collagène. Son inactivation dans des modèles animaux de néphropathie, d’origine vasculaire (perfusion d’angiotensine II), tubulaire (UUO) ou glomérulaire (glomérulonéphrite anti-membrane basale), protège les reins de l’inflammation et de la fibrose. Nous avons également étudié le récepteur Notch 3 dont l’expression est nécessaire au développement de la vascularisation rénale et qui joue au contraire un rôle délétère lorsqu’il est exprimé par les cellules épithéliales de novo dans les modèles de néphropathie tubulaire ou glomérulaire. Nous étudions actuellement le rôle de la périostine dont les propriétés de bio-marqueur de la maladie rénale chronique apparaissent remarquables.

figure groupe Senior 1

Corrélation (p< 0.001) entre l’expression de l’ARNm de périostine et le flux sanguin rénal chez des animaux témoins et dans un modèle de néphropathie vasculaire par administration de L-NAME chez le rat à différentes étapes de la progression de la maladie rénale.

figure groupe Senior 2